Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 23:24
Vous avez vu dans l'article précédent comment mon coeur tombait en miettes. Depuis 11 ans ont passé et cet être blessé que j'étais s'est reconstruit une vie, a pansé les plaies de la mère, des divers deuils et a repris contact avec la vie, ses joies, ses difficultés sans jamais relâcher. Les hommes ont profondément blessé la femme aussi mais elle n'a pas perdu la foi en eux, bien au contraire; elle leur fait confiance pour la guérir. C'est ce qui se produit et lentement je m'aventure, pas à pas,

en osant prendre ce que le "hasard" m'amène. Chaque pas est une leçon, chaque pas est une découverte dans l'inconnu, chaque pas est une prise de conscience profonde. Après la lecture de mes poèmes en public qui représentait un résumé de ce long voyage, j'ai déposé le poids de ce passé très lourd, douloureux et dramatique; je suis devenue tonique et pleine d'énergie et

jai décidé de changer mon CD intérieur, celui du passé, et d'en insérer un nouveau, complètement vierge et ... on verra. Je pars à la découverte de moi-même, de l'autre mais en m'y impliquant, en le prenant au sérieux et en en profitant au maximum - c'est ce que la vie m'amène, à moi de décider si c'est bon pour moi-même, de l'accepter ou de dire "non", si cela ne me convient pas.

Voici un poème qui exprime un de ces pas dans l'inconnu de moi-même, de l'autre, dans le changement de ma manière de voir les choses, le changement de ma manière d'être, dans la découverte de ce que je suis vraiment et de ce qu'est l'autre pour moi. Un pas dans la reconnaissance, de la prise en considération de la valeur d'une relation naissante:





IL Y A

Il y a cette entente,
Au-delà de toute attente,
Sous-jacente ...
Ces vibrations à l'unisson,
......... imperceptibles
Ces sons au même diapason,
Souffles presque inaudibles
Ces envies subites et inouïes,
Captées par nos secrètes ouïes
Il y a ces peaux qui s'aiment
Et s'enduisent de douce crème
Ces membranes diaphanes
Vibrantes, en accord en un temps record
Ces membres qui s'imbriquent
Trouvant ces creux tout exprès pour eux
Ces ryhtmes qui se cherchent
Et s'unissent ...............
Il y a ces moments hors du temps, en même temps,
Bienfaisants, perdurant au-delà des temps

Il y a cette entente,
Au-delà de toute attente,
Sous-jacente, surprenante ...
Qui désarçonne les idées figées,
Faisant fi de toute raison
Ces regards qui en disent long
D'émerveillement, de surprise que l'on prise
Ces ondes se rejoignant, s'entremêlant,
................
Ces tensions réglées au même cran
Ces coeurs blessés ....... timidement
Ces âmes se reconnaissant par delà leurs différences
Il y a ces vies séparées de par la vie
Ces quelques mots nous entraînant
Un peu plus loin, hors du tracé de nos chemins

Il y a cette entente
Au-delà de toute attente,
Surprenante ...

Il y a ce quelque chose de viscéral
Nous emmenant dans un monde de chaleur sidérale
Ces petites choses si personnelles,
Provoquant nos sourires de ravissement ravis,
Correspondant aux visions de nos yeux intérieurs,
Aux fantasmes si secrets que nul ne sait

Il y a ce ... je ne sais quoi ...
Qui fait que je reste auprès de toi
Et que c'est avec folie que tu reviennes vers moi
 

Il y a tout ça ...
Sous-jacent, surprenant

Mais il n'y a que ça ...

Et le coeur souffre car il ne reçoit pas
Ce qu'il désire de toi:
Une ouverture au-delà de ce mur
Que tu ériges contre tout sentiment, toutes éàmotions
Ne gardant que les sensations.
Pas d'implications,
Pas de complications,
C'est ton  opinion qui  ne me correspond.

"Je suis prête à m'impliquer à fond"
Me crie l'âme et je l'entends
Le coeur peut maintenant supporter de l'amour les tourments
Il lui faut du répondant
Que ça est insuffisant à satisfaire, entretenir mon élan
Tu m'intéresses
Et non uniquement nos sexuelles prouesses
J'aimerais te connaître
Dans une complidité plus profonde avec toi renaître

Il y a cette attirance qui ..........
Nous ramenant toujours à la même instance
Mais je suis déjà au-delà tandis que toi, tu restes coit
Et tu te terres comme un lapin que l'on déterre.
Tu ne sors que pour te nourrir, chasser et passer
Ou partir à l'aventure, seul comme un trappeur
Es-tu timide? As-tu peur?
Je ne sais pas
J'aimerais te connaître,
Aller au-delà et faire le prochain pas avec toi.






Le prochain article sera consacré à ce qui s'est passé après le COEUR IRRADIE

Partager cet article

Repost0
28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 15:58
Comment peut-on se sentir après le suicide d'un adolescent de pratiquement 23 ans? Comment survit-on? Comment fait-on face à tout?


?????????????????????????????????????
?????????????????????????????????????


Je peux vous dire que j'ai tenu  tant qu'il y avait les formalités, l'enterrement, le soutien unanime de tous les amis nombreux de mon fils, des gens, la famille étant elle-même trop touchée pour être de beaucoup de secours. Tant qu'il fallait s'activer.


Ce fut comme une marée humaine qui a afflué, une marée d'amour vers nous, une marée d'amour d'Alexis vers tous, me semblait-il. Et c'est ce qui m'a tenu  pour un moment.

Tous furent convaincus qu'il étaient parti vers la lumière et qu'il fallait respecter son choix . Ce ne pouvait être autrement, non pas pour lui!


Je n'ai pas voulu prendre de médicaments car je me suis dit qu'il fallait vivre ça consciemment - cela faisait partie de lui aussi et il n'aurait pas été le garçon rayonnant, gentil, plein d'humour, speed qui faisait tout bien s'il n'avait pas eu ça en lui. Que je devais avoir la force de le porter.



 Et j'avais une totale confiance en lui que s'il avait pu faire autrement, il l'aurait fait qui me soutenait à chaque instant.



Après cette première phase d'hébêtude bienfaisante disons,


je tombai en miettes, mon coeur allait se rompre malgré la vie qui continue et le quotidien que je tenais à expédier comme à l'accoutumée.



Vint le moment ou tout allait s'engouffrer dans je ne sais quoi, et alors...


Vint la nuit durant laquelle je sentis comme une énorme irradiation autour de mon coeur et j'eus la conviction  que cela eût l'effet d'ôter le trop plein de douleur qui m'aurait tuée . Je ne peux que vous le décrire par le pastel, que voici, les mots étant trop pauvres pour l'illustrer:


COEUR IRRADIE









Partager cet article

Repost0
25 juin 2006 7 25 /06 /juin /2006 10:42

Puisque le premier

 MASQUE-COLLAGE en VEGETAUX

que j'ai mis sur mon blog vous plaît, je vous offre le pendant à BRISE DU MATIN, qui est. bien évidemment :




BRISE DU SOIR


                                                      photo Alexis

























Comme vous pouvez constater, ce masque exprime la brise qui se lève le soir dans un pays chaud, après la chaleur de la journée. Elle est plutôt lourde et enflammée, secrète, languissante, comme le visage qui attend, derrière les persiennes encore closes, les événements de la soirée. La bouche sensuelle est en attente, les grands yeux noirs se tournent vers l'extérieur après la sieste et le recueillement en soi. Les cheveux sont ceints d'un fichu et les étoles s'envolent au vent  en appel ainsi que les espoirs de la belle.

Pour ce masque j'ai choisi, tout à fait par hasard ou alors inconsciemment , des plantes du sud; petites feuilles de bananiers, éventails comme support de cette réalisation mesurant environ 80cm sur 1.00m, comme celui de la Brise du matin d'ailleurs. Autres feuilles de plantes du sud dont je ne me souviens plus du nom car je l'ai réalisé en 1993! Le visage est une pièce unique, non reproductible et les photos furent réalisées par mon fils.

Ces deux masques collages furent acquis par le même jeune couple russe: le monsieur préférant la Brise du soir et la dame la Brise du matin car ils ne réussissaient pas à se départager. Ils eurent un coup de foudre immédiat comme tous les acquéreurs de mes masques car ils sont une expression unique artistique, difficillement classifiable, originale et plutôt extraordinaire. J'ai eu beaucoup de plaisir à les réaliser!

Partager cet article

Repost0
22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 21:56

Pour illustrer  mon propos concernant les poèmes précédents


 LENTEMENT et HORS DU TEMPS


Voici une peinture dépeingnant pas tant la chose en soi mais la sensation, le sentiment de



LA PASSION SENSUELLE




La force vitale qu'exprime le désir d'une part de recevoir, d'envelopper, d'engloutir de l'autre de pénétrer, de prendre, d'enfoncer. Donc,  des mouvements circulaires pour le premier et rectilignes pour le deuxième. Le tout en diagonale ce qui signifie la tension, la dynamique. Le tout dans une auréole de couleurs  brûlantes et constrastantes. Vous aimez?




RENCONTRE


























Partager cet article

Repost0
21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 18:42
Afin de varier et d'ajouter un peu de piment au propos douloureux de la disparition d'un être cher auquel je reviendrai plus tard, varions un tant soit peu par un poème illustrant

 la passion sensuelle.

De part son rythme et sa musique, le peu de mot répétitifs qu'il utilise, l'image de la sensualité est transmise. Lisez-le à haute voix et vous verrai! C'est un exemple d'épuration - rien de trop comme dans l'expression pure de la sensualité -

rien de factice, pas d'effets spéciaux, que la sensation et le sentiment intimement sensuel entre deux êtres qui s'accordent dans ce moment de partage intensement lent et tendu.

C'est le début d'une histoire entre deux êtres qui se sont trouvé, "au coin de la rue" qui peut durer sans jamais dépasser ce stade-là pour autant que les deux soient d'accord, ou  s'interrompre par manque de communication, de nourriture pour alimenter cette passion, d'intimité autre que cette sensualité.

Ou, encore cesser du jour au lendemain parce que l'un des deux n'est pas disposé à ce qu'elle dépasse ce stade et que l'autre se sente trop frustré, n'est pas d'accord d'en rester là.

Mais, quoiqu'il en soit, elle aura valu la peine d'être vécue, car vraie, unique et géniale.





LENTEMENT

Ta main glisse
Sur mes coutours lisses
Lentement elle lisse
Et le plaisir se tisse,
Se glisse dans nos coeurs en lice.
Tes yeux m'embrassent
Lentement me brassent
Le temps passe.
Toujours ta main lisse
Et tu glisses entre mes plis lisses.
D'émerveillement tu soupires
Ton parfum je respire
...........
...........
Tu découvres mon désir
Et lentement tu lisses,
Entre en lice.
Je soupire, tu expires.
Mes yeux t'accrochent
Tu croches, je décroche.
Lentement tu glisses,
Entre mes plis tu lisses
Le plaisir se tisse.
Nos coeurs se réjouissent
Nos corps s'esquissent
Et peignent une esquisse.
..........
En moi tout est lisse de délice.
Une esquisse lentement se tisse
Tu lisses
Je perds mes repères
Et glisse
Lentement nos coeurs se .......
Une esquisse se tisse
Tout en délices

Partager cet article

Repost0
18 juin 2006 7 18 /06 /juin /2006 09:22

Pour revenir sur les poèmes


MON ÂME CELESTE
ET NOCTURNE

dédié à un être cher disparu, voici en peinture, ce qui nous reste, qui nous relie à lui ou à elle,


L'ESPRIT À TRAVERS L'AMOUR!!.


C'est par l'esprit qui unit à travers un canal tout spécial du coeur que l'esprit de l'amour nous unit au disparu même au delà du voile noir, à travers ce voile, car ce n'est qu'un voile. L'amour accomplit ce miracle et c'est ainsi que l'on sent dans son être profond qu'il ou elle reste auprès de nous d'une autre façon.


 IL Y A UN LIEN QUI PERSISTE A TRAVERS LE CANAL DE L'AMOUR ET DE L'ESPRIT


un lien qui peut prendre des formes multiples allant jusqu'à DES MANIFESTATIONS AUTRES, EXTRAORDINAIRES PARFOIS mais qui pourtant existent - les rêves bien sûr, et je n'en dirai pas plus.

Si le canal de l'amour est fermé, rien ne se produira! L'être partira sur son chemin et nous sur le nôtre. Si quelque chose se produit c'est que les deux l'on choisi. Surtout eux là-haut car ils veulent et ont  choisi de nous accompagner un bout. À nous de ne pas leur barrer la route mais de les accueillir si nous le désirons.



C'EST UN CADEAU POUR NOUS.



On dit que de les oublier est les enterrer définitvement. Oui et non. C'est simplement ainsi et il ne faut pas stigmatiser. Chacun suit son chemin selon ses besoins. peut-être qu'il s'en souviendra un jour, beaucoup plus tard ou le jour de sa propre mort. On ne sait pas. Peut-être que le disparu le marquera sa vie durant sans qu'il ne s'en rende compte. Et peut-être que celui qui se rendra prier quotidiennement ne le fait que par habitude, par crainte de lâcher ses malheurs et pour que les gens aient une bonne image de lui. Il ne faut pas juger. Tous font du mieux qu'ils peuvent.


ESPRIT


Partager cet article

Repost0
17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 08:56
Ma LECTURE a eu lieu !


Il y a eu beaucoup de monde (80 et + personnes et encore d'autres qui ont dû écouter derrière la porte, enregistrement oblige) et malgré un monstre accident en ville qui a tout bloqué jusqu'à un heure du matin

un tram ayant emprunté une ligne qui n'était pas la sienne et déraillé pour  finir dans une vitrine. Heureusement que trois blésssés! Mais certaines personnes qui voulaient venir m'ont fait savoir qu'elles en ont été empêchées.

Les auditeurs ne nous ont pas lâchés d'une seconde et l'émotion, l'écoute furent palpables. Silence total tout le long!

J'ai vu les yeux de biens des messieurs se baisser lors des poèmes les plus douloureux et leurs yeux s'ouvrirent contents lorsque j'ai lu les poèmes un peu érotiques - ils ètaient ravis d'apprendre que cette jolie dame (car j'étais belle!) revivait, et ne finissait pas négligée par la gente masculine. Ce serait une honte pour les deux sexes!  Quelques larmes féminies ont aussi coulé et bien des souvenirs furent ranimés.

N'est-ce pas le but de la poèsie, de l'écrit, en l'occurrence aussi du pictural car il ne fut pas en reste - faire vire nos émotions, notre intimité à travers les mots, l'expression orale et picturale?



Un SMS reçu résume le tout :

BRAVO!  Tout y était:
 "EMOTION, HUMOUR EROTISME"



Les lectrices, toutes des comédiennes confirmées et moi, furent parfaites ainsi que la pianiste et les diapositives de mes pastels formèrent un ensemble très réussit, d'après les dires.


Mais je dois vous dire que je suis complètement vidée maintenant

et crains de ne pouvoir beaucoup participer à la Fête de la Musique à Genève! Oui, je me suis vidée de ces plus de 10 ans, en public, oui, en plublic. J'ai fait don, j'ai offert à ceux qui sont venus cette tranche de ma vie en résumé, mes expériences de vie écrites avec mes entrailles, mon sang, tout ce qui m'a fait vivre durant ce temps. J'ai donné plutôt que de garder pour moi, car j'écris essentiellement pour moi, parce que cela vient comme ça. Mais c'est aussi du travail par la suite pour le corriger, le retravailler et m'assurer d'avoir tout dit. Mais c'est encore une autre chose de le partager avec un public.

C'est une mise à nu! C'est un don de soi!

Et nous avons travailler, mes lectrices et moi et la pianiste et la Présidente du club afin que cela forme un tout harmonieux; ce qui fut le cas absolument. Je ne vous dit pas la joie que cela m'a donné tout le long; ce fut une vraie aventure et un apprentissage dont j'ai profité à fond chaque seconde. C'est ça, dans la vie il faut profiter à fond  de tout ce qui nous est offert!. Et le jeune homme qui a fait l'enregistrement (un de mes anciens élèves maintenant au Lycée au Collège ici à Genève, lui aussi fut parfait, à l'heure, fin prêt et sérieux. Après nous sommes tous aller dîner sur une terrasse à la Vieille ville!

Malheureusement l'enregistrement devra être refait car une dame n'a pas pas éteient son mobile (malgré l'annonce préalable), ses voisins se sont très fâchés! et le parquet craquait trop car nous devions nous déplacer un peu. Alors cela se fera dans une salle autre sans public! Leçon pour moi.

Pas de trac, no;, pas de nervosité, chacun a joué sa partition et de toute façon le mot d'ordre était "on poursuit sauf bulle majeure" mais comme je suis très psychosomatique, mon corps m'a donné du fil à retordre:

Un jour avant, j'ai subitement eu très mal a la jambe gauche et ne pouvais presque plus marcher. Alors comment me relever de la chaise sur scène ni la prendre pour la placer plus près de la scène et faire semblant de parler à une personne assise dessus...?. Je ne me suis pas laissé faire et j'ai pris des anti-douleurs. Et le mal est parti comme par miracle après la lecture. Il y eu encore d'autres phénomènes physiques par la suite tout a fait compréhensible. C'est ainsi que le corps s'exprime à sa façon!

Je vous écris le poème pour lequel je devais déplacer la chaise et parler à une personne imaginaire:



COMMENT TE DIRE

Comment te dire,
Comment te sourire, à toi venir
Comment me dévêtir devant ton désir

Comment te revêtir de mon émoi
Lorsque je te vois

Mes yeux te cherchent
Tes yeux me recherchent
Et ils se nouent en un noeud si soyeux
Joyeux. heureux
Que ces questions ne font plus légions

Et je ne suis mue que par la vue
De ton envie de me voir ... nue.


P.S. Mes peintures ont également beaucoup plu et j'en ai vendue, sous forme de cartes, passablement. Bien des gens se sont aussi annoncés pour réserver un CD et ont acheté des recueils de poésie. Je proposerai tout ceci sur mon siteWeb à venir ou alors vous pouvez me faire part de vos désirs sous forme de commentaires.

Et voici une photos de moi en pleine action car j'aime jouer pendant que je lis le poème. Pas très bonne car prise d'en bas, je suis sur le podium. Et vous pouvez noter mon inexpérience - je suis bien loin du micro ...! La prochaine fois je ferai mieux!


Partager cet article

Repost0
14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 16:59
VISION D'AILLEURS

Un oeil, une âme qui voit l'Ailleurs, l'Invisible, l'ineffable, l'indicible



























Je pense que mon fils a vu cela lorsqu'il a brûlé à sept ans et demi très grièvement lors d'un fête d'école avec de l'alcool à brûlé et  a dû souffrir au delà de la souffrance aïgue normale. Il est reconnu que les brûlures sont quelque chose de terrible, d'atroce, au delà de ce que l'on puisse exprimer. On peut dire j'ai mal, j'ai très mal, j'ai horriblement mal et ça s'arrête là. Je pense qu'il a vu ce que l'on ne doit pas voir en général, qu'il a dépasser les limites de ce que l'homme doit voir car c'est incompréhensible, irrésistible, trop beau et serein, trop gigantesque, trop autre pour qu'un âme puisse vivre avec ici-bas en tranquilité et pleinement malgré tous ses efforts. Et je pense qu'il a fait tout ce qu'il pouvait jusqu'au moment où il a dû partir.

Je parle de tout ça avec lui  dans mon livre-dialogue. Il me raconte aussi de façon un peu science fiction comment c'est là-haut. Cette vision d'ailleurs est restée en lui et ne l'a plus lâchée jusqu'au moment où il a trouvé la permission de s'y rendre, d'y retourner. Il a écrit à l'âge de 12 ans:

   "J'AI ETE MARQUE À VIE .... OU À MORT"

C'est d'ailleurs le titre du livre-dialogue que je suis en train d'écrire.


Je l'ai compris à travers les phrases soulignées dans les livres qu'il a lu et le choix de ses livres et de sa musique. Mais. évidemment, ce ne fut qu'après coup.

MA SEULE CONSOLATION EST QU'IL EST PARTI DANS UN MONDE ETINCELLANT, IMMORTEL, COMME IL A ECRIT, VERS LA LUMIERE COMME ONT DIT TOUS CES AMIS CAR IL ETAIT UN GARCON RAYONNANT.

Et c'est ainsi que je me suis mise pour lui et la façon dont il est mort, sur le chemin de la transformation, de la renaissance. Cela m'a appris énormément, fut passionnant et l'est toujours, révélateur, enrichissant et rajeunissant à l'extrême et en a bien valu la peine malgré tous les efforts presque inhumains, les risques à prendre, les échecs qui ne sont en fait pas des échecs mais de petites leçons pour avancer et grandir.




Partager cet article

Repost0
13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 21:27
Et voici un poème au sujet de mon fils qui nous a quitté brusquement et brutalement un soir de décembre il y a maintenant onze ans, sans explications et de manière inattendue.

Ce fut comme un coup de foudre dans un ciel presque bleu pour tous,

nous, ces amis, ces professeurs car il était très bon élève à l'Université. Il faisait d'ailleurs tout très bien et à fond. Il fut un être rayonnant, avec beaucoup d'humour et d'à propos, quelqu'un de très gentil qui aimait aider les autres, un drôle de petit bonhomme lorsqu'il était petit. On ne pouvait que l'aimer.

Commença alors pour moi une longue nuit noire; un long chemin de pourquoi et comment, de culpabilité, de tâtonnements, d'errances, de souffrances.

Tout mon monde s'est effondré par la suite. Il avait déjà été entamé quatre ans plus tôt par la grave maladie psychique de sa soeur, la schyzophrénie. La famille se défit et je me suis retrouvée seule, seule comme un chien, pire qu'un chien puisqu'un chien a son maître en principe. Et je me suis accrochée pour lui et la façon donc il est mort. Je ne devais à aucun prix sombrer, me laisser aller; il ne l'aurait pas voulu; il ne me  voulait pas malheureuse, j'en suis certaine et je fus certaine dès la première minute que s'il avait pu faire autrement, il l'aurait fait.

Le suicide est un acte contre nature, contre l'instinct de survie. Il faut se sentir très très mal à l'intérieur pour le commentre. J'ai essayé de comprendre, je me suis débattue avec. J'aurais dû savoir, surtout en tant que mère; mais que sait-on de ce qui se passe vraiment dans le for intérieur d'une personne (il allait avoir 23 ans) et même en soi-même? Nous ne sommes pas Dieu mais


"Nous ne sommes que des hommes" il a écrit.


Je parle de tout ceci dans le livre que je suis en train d'écrire.

Je parle de l'incommensurable douleur, de l'impuissance, de mes recherches pour comprendre en lisant ses livres, en cherchant dans d'autres livres qui me tombaient entre les mains, en me plongeant en moi-même en lui, Il m'a donné LA FOI en quelque chose de plus grand que nous qui SAIT où nous devons aller car il y croyait. Il m'a donné LA CONFIANCE que si cela m'était arrivé je devais avoir la force pour le surmonter. Que

c'était une chance qui m'était offerte pour grandir, apprendre, me surpasser, me réaliser encore plus, autrement. Je le fais à travers  l'écriture, la peinture et aussi grâce aux mains aidantes que j'ai trouvé sur mon chemin! Elles n'y sont pas par hasard. Je suis sur le chemin!...



RIRES ET SOURIRES

Rires et sourires rayonnent dans tes yeux

Rires et sourires nous égayent les jours soyeux

Rires et sourires se muent en délires,
............

Rires et sourires se figent pour toujours
Car tu as pris la porte de secours.

Âme trop mûre qui se mure
Et pourtant s'accroche aux files qui s'effilochent.

Âme trop mûre qui se mure
Sans appeler au secours sur les tours
Du monde alentour.

Rires et sourires partis en menhir,
Je vous dois de tenir aavec mon sourire
Jusqu'au finir.

Partager cet article

Repost0
12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 21:48

MATERNITE

Mere portant son enfant, chair de sa chair, être dans son être jusqu'à la naissance, le premier de tous les autres départs, de toutes les autres séparations ... et laisser aller, laisser partir ...


Ruban noué nourissant les unissant, esprits s'imbriquant durant neuf mois, âmes couchées l'une dans l'autres et pourtant vivant séparément, coeurs si proches l'un de l'autre, battant à leurs propres rythmes, déjà vivant leur propre vie chacun pour soi  bien que s'entendant mutuellement. C'est le miracle de l'interdépendance dépendante et pourtant indépendante. C'est le miracle de la création d'un être indépendant et pourtant dépendant complètement durant un temps. Le miracle de la naissance d'un nouvel être de part l'union d'un petit sperme aventureux qui a trouvé son chemin dans l'ovule qui l'attendais impatiemment dans le meilleur des cas. C'est le fruit de l'amour entre un homme et une femme. Après, il s'en va sur son chemin de vie, ce petit être, il s'élance et suit son destin selon son caractère et les circonstances.
Un long apprentissage l'attend ...! 



Partager cet article

Repost0

Articles Récents

Catégories